Cinema screen reading Un mundo de película – Catai Travel Pricer brochure cover

Pourquoi la mémoire filmique est devenue un atout stratégique pour les territoires

Il se passe quelque chose d’important dans l’industrie du voyage.

Agences de voyages et tour-opérateurs n’utilisent plus le cinéma comme un simple gadget marketing ou un produit de niche pour cinéphiles. De plus en plus, ils construisent des expériences de voyage entières autour du lien émotionnel entre les récits audiovisuels et les lieux réels.

Catai brochure: steam train crossing the Glenfinnan Viaduct in Scotland
Catai brochure: ancient brick temple in Polonnaruwa, Sri Lanka
Catai brochure: Horseshoe Bend on the Colorado River, Arizona

CATAI

Un exemple récent nous vient d’Espagne, où le tour-opérateur Catai a lancé tout un catalogue de voyages inspirés de films et de séries. Ce n’est pas anecdotique. Cela reflète une transformation bien plus profonde de la manière dont les destinations sont imaginées, promues et vécues.

Pendant des années, le tourisme de cinéma a souvent été réduit à une idée simpliste : visiter des lieux de tournage. Mais la vraie valeur du tourisme de l’écran n’a jamais tenu au décor lui-même.

Elle réside dans la mémoire émotionnelle attachée aux lieux.

Transformer l’audiovisuel en expérience culturelle

On ne voyage pas seulement pour « voir » une destination. On voyage pour retrouver des émotions vécues d’abord au cinéma, à la télévision ou sur les plateformes de streaming. Une ville vue à l’écran devient familière avant même que le visiteur n’arrive. L’image audiovisuelle crée proximité, curiosité et projection émotionnelle bien avant que le marketing touristique n’intervienne. Cela change complètement le rôle des territoires. La question n’est plus : « Quel film a été tourné ici ? »

La vraie question devient :
« Comment un territoire peut-il transformer l’émotion audiovisuelle en véritable expérience culturelle ? »

Et c’est précisément là que les collectivités, les offices de tourisme et les institutions culturelles ont désormais un rôle majeur à jouer.

Catai brochure page: the Forbidden City in Beijing guarded by bronze lions
Catai brochure: fortified walls of Dubrovnik above the Adriatic Sea

Cinéma = culture

Car la mémoire filmée d’un territoire n’est pas moins légitime que les autres formes de médiation culturelle traditionnellement utilisées par les musées, les guides ou les institutions patrimoniales. Le cinéma est devenu l’un des langages de découverte les plus puissants au monde.

Ignorer cette réalité reviendrait à ignorer la façon dont des millions de personnes se relient aujourd’hui émotionnellement aux lieux.

Catai brochure: round yellow hobbit-hole door at Hobbiton, New Zealand

La mémoire filmique comme clé.

Chez Lorens, c’est exactement la vision que nous développons actuellement aux côtés des territoires et des acteurs culturels. Nous pensons que la mémoire filmique doit être traitée comme une véritable ressource culturelle : un moyen d’aider les habitants à redécouvrir leur propre environnement, tout en offrant aux visiteurs du monde entier une compréhension plus profonde et plus riche d’une destination.

Catai brochure page: sandstone pillars of Zhangjiajie, China
Gilded coffered ceiling of a baroque interior seen from below

Elle devient un nouveau langage culturel pour les territoires eux-mêmes.

Cette approche demande bien plus que le simple repérage des lieux de tournage. Elle demande de l’interprétation, du récit, du contexte historique et de la médiation culturelle. Autrement dit : transformer l’imaginaire audiovisuel en compréhension du territoire.

Et quand de grands acteurs du voyage commencent à structurer des offres touristiques entières autour de ces dynamiques, une chose devient de plus en plus claire :

le tourisme de l’écran n’est plus une niche émergente.

Il devient un nouveau langage culturel pour les territoires eux-mêmes.